Diviser par deux la dette des Parisiens
Paris est aujourd’hui une ville surendettée, mal gérée et administrée comme dans un autre siècle. La dette explose, les dépenses dérapent, les gaspillages s’accumulent et les Parisiens n’y voient plus clair. Cette situation met en danger l’avenir de la capitale. Il est temps d’un choc de gestion, sans hausse d’impôt, pour redresser les finances et rendre chaque euro utile.
La Ville de Paris est une administration surendettée et gérée comme dans les années 80 : il faut tout changer pour regagner la confiance des Parisiens.
Les constats sont connus et encore documentés par le dernier rapport de la Chambre régionale des comptes d’octobre 2025 : une situation financière qui se dégrade avec une dette qui a plus que doublé depuis 2014 et tangente aujourd’hui les 10 milliards d’euros, une épargne insuffisante qui met Paris en risque en cas d’emballement des marchés financiers, des dépenses de gestion non maîtrisées, un contrôle interne insuffisant, l’absence d’un plan pluriannuel d’investissement ou encore une information incomplète des citoyens avec des comptes peu lisibles, aucun audit annuel systématique et une démarche d’évaluation de la performance inexistante.
Pour le dire très simplement : Paris est au bord de la faillite. C’est devenu la collectivité la plus endettée de France, avec 5 000 € de dette par habitant, soit trois fois plus que Lyon ou Marseille. C’est aussi une administration très mal gérée, avec une armée mexicaine d’adjoints à la Maire (32 adjoints, contre 9 à Londres et New York ou 12 à Rome), plus de 350 collaborateurs de cabinet à la mairie centrale et en arrondissements qui coûtent 110 millions d’euros au contribuable parisien. La Municipalité sortante a placé ses proches partout dans l’administration. Et au total, une Ville qui compte plus de 50 000 agents, soit autant que la Commission européenne, et deux tiers d’entre eux ne sont toujours pas soumis aux 35 heures
Les Parisiens méritent que leur Ville soit bien gérée. Dès mon élection, je demanderai à la Chambre régionale des comptes un audit indépendant et complet, comme le prévoit le code des juridictions financières. J’en tirerai toutes les conséquences dans un budget rectificatif pour 2026. Bertrand Delanoë l’avait fait en 2001, après 24 années de pouvoir RPR à Paris. Je diviserai par deux le nombre d’adjoints au maire et le nombre de collaborateurs pour économiser 55 millions d’euros aux Parisiens. Je mènerai une opération « mains propres » pour assainir et moraliser la gestion de la Ville : ce sera la fin des nominations politiques de directeurs d’administration, avec un comité d’audition systématique, la fin des jetons de présence et des véhicules de fonction, la fin des frais de mandat sans encadrement. Je changerai tous les directeurs d’administration car après 25 ans de gestion socialiste, l’usure appelle la rupture.
Je changerai la gouvernance de la Ville de Paris : chaque euro prélevé sur le contribuable parisien devra être un euro dépensé utilement. Pour cela, j’instaurerai la justification au premier euro dans le budget de la Ville pour une transparence totale et une évaluation permanente. J’installerai dès l’été 2026 un comité d’audit indépendant qui évaluera la pertinence des subventions, en commençant par les 100 plus grosses, mais aussi la performance des politiques publiques municipales. Je fixerai des plafonds d’emplois direction par direction pour responsabiliser les patrons de l’administration parisienne et ceux qui ne respecteront pas leur plafond seront remerciés. Enfin, j’initierai l’ensemble des élus, des cadres et des agents de la Ville à l’usage de l’intelligence artificielle pour gagner en productivité, réduire la paperasse et réaliser des économies indispensables dans une ville aussi surendettée.
Je supprimerai tous les abus et les privilèges à la Mairie de Paris, des frais de mandat aux véhicules de fonction : lesquels de mes concurrents peuvent en dire autant ?
Je ferai la transparence totale sur l’attribution des logements sociaux : lesquels de mes concurrents peuvent en dire autant ?
Je ferai la rupture avec la gestion socialiste avec 4 milliards d’économies sur la mandature par la revue des missions de la Ville et des économies sur son fonctionnement.
Pour réussir cette rupture, je fixe trois objectifs :
- La dette des Parisiens a plus que doublé depuis 2014 ; si je suis élu Maire de Paris en mars prochain, je diviserai par deux la dette des Parisiens au cours du prochain mandat
- Chaque année, la Ville de Paris emprunte plus de 800 millions sur les marchés financiers et paye plus de 200 millions de charges d’intérêt à ses créanciers ; d’ici 2032, je veux que Paris soit une ville autofinancée pour ne plus être soumise à l’incertitude des marchés
- Je conduirai ce plan avec 100 % d’économies et zéro hausse d’impôt pour désendetter les Parisiens
Grâce à ce plan, je placerai Paris dans une trajectoire zéro dette d’ici 15 ans.
Pour cela, j’économiserai 3 milliards par la revue des missions pour mettre fin aux gaspillages :
- Externalisation de la propreté (collecte des déchets et nettoiement des rues) : 740 millions d’économies car les coûts sont en moyenne 16 % moins élevés en DSP qu’en régie (données CRC)
- Baisse des subventions : 350 millions d’économies en les plafonnant, en réalisant un audit annuel et en signant des contrats d’objectifs et de performance pour les 100 plus grosses subventions. Je demanderai par ailleurs la transparence totale des salaires attribués aux dirigeants de ces associations.
- Arrêt des programmes de préemption de logements (hors logements insalubres) : 2 milliards d’économies et la fin des effets inflationnistes pour le marché locatif privé
Je conduirai également un plan pour débureaucratiser l’administration parisienne, gagner en productivité, réduire les effectifs et économiser 1 milliard sur le fonctionnement de la Mairie :
- Opération « mains propres » : 120 millions d’économies par l’encadrement des frais de mandat, la division par deux du nombre de collaborateurs de cabinet et d’adjoints au Maire, la fin des jetons de présence, des logements de fonction et des véhicules de fonction avec chauffeurs
- Baisse de l’absentéisme : 190 millions d’économies avec un vrai plan pour la qualité de vie au travail, la santé et la prévention au travail, mais aussi le recours à des outils d’intelligence artificielle pour dépénibiliser (RH, finances, mais aussi propreté et police municipale) et redonner du sens aux métiers
- Non remplacement d’un départ sur trois à la retraite (14 % des agents ont plus de 60 ans) : 315 millions d’économies, notamment sur les fonctions support
- Faire respecter les 35h – seul un tiers des agents de la Ville est vraiment aux 35h et 270 agents sont même aux 31,5h –, soit environ 2 000 ETP regagnés pour renforcer les effectifs sur le terrain comme la police municipale
- Baisse des dépenses de communication : ex. suppression du magazine municipal Paris (2 millions d’économies)
- Plan de lutte contre la fraude au RSA en coopération avec la CAF de Paris : 90 millions d’économies en réduisant de 5 % la dépense – la fraude est estimée à 15 % en moyenne nationale
- Baisse de la charge d’intérêt : 370 millions d’économies grâce à la baisse du besoin de financement, qui représenteront les dividendes du désendettement
Je mènerai également un grand plan d’assainissement du patrimoine de la Ville pour vendre 3 milliards d’actifs qui ne servent pas les Parisiens.
En 2025, la Mairie sortante a réalisé seulement 36 millions d’euros de cessions d’actifs. Or, avec un tel niveau de surendettement, il est du devoir de la Ville d’adopter une gestion dynamique de patrimoine, en cédant notamment les actifs qui ne servent pas les Parisiens afin d’alléger la charge financière qui pèse sur leur budget.
C’est pourquoi je propose que les bailleurs sociaux parisiens vendent les 20 000 logements qu’ils détiennent hors de Paris. Cela représentera une recette de l’ordre de 3 milliards d’euros. La moitié sera affectée au désendettement de la Ville – en réduisant les subventions qu’elle verse aux bailleurs et via dividendes versés par les bailleurs à la Ville – et l’autre moitié sera affectée au désendettement des bailleurs et à l’investissement dans la rénovation du parc social.



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