Pouvoir de nouveau circuler à Paris
Se déplacer librement, sereinement et en sécurité est une condition essentielle de la qualité de vie urbaine. À Paris, cette évidence n’est plus une réalité. La mobilité, loin d’être un facteur de liberté et de cohésion, est devenue un quotidien subi, source de tensions, d’inégalités et d’insécurité. Derrière les discours et les postures idéologiques, une réalité s’impose : la ville fonctionne mal, et ce dysfonctionnement pénalise d’abord les plus fragiles. Il est temps de regarder la situation en face, d’en comprendre les causes, et surtout de proposer une alternative claire, pragmatique et ambitieuse pour remettre de l’ordre, apaiser les usages et rendre à Paris une mobilité digne d’une grande capitale.
Paris traverse une crise de la mobilité : plans de circulation incohérents, travaux permanents, bus trop lents, métros saturés, Vélib’ défaillant… À cela s’ajoutent des problèmes graves de sécurité dans l’espace public, une explosion des incivilités, un sentiment d’abandon et, à certaines heures, de véritables zones de non-droit dans les transports. Les conflits entre piétons, cyclistes et automobilistes se multiplient. Les chantiers anarchiques paralysent la ville.
Se déplacer à Paris est devenu chaotique, anxiogène et parfois dangereux. Cette désorganisation fait de Paris une ville qui exclut les personnes en situation de handicap, les seniors, les familles avec des enfants en bas âge et toutes celles et tous ceux dont la mobilité est contrainte.
Comment en est-on arrivé là ? La raison est simple : la Municipalité sortante a empilé des décisions idéologiques, non coordonnées et souvent contre-productives. Le quotidien des Parisiens en est devenu plus dur, plus stressant, moins sûr. Certes, la pollution a baissé depuis 2001 mais les baisses récentes sont d’abord imputables à l’usage de véhicules plus modernes, à une légère baisse du recours à la voiture pour les déplacements domicile-travail, ainsi qu’au développement du télétravail. En outre, la baisse de la pollution relève d’une tendance régionale et non spécifiquement parisienne.
Entre le « tout-vélo » du candidat sortant et le « tout-voiture » de la candidate LR, qui font le choix d’opposer les usages et les Parisiens, je ferai le choix d’ordonner et d’apaiser la circulation à Paris : coordonner la circulation pour que chaque mode de mobilité trouve sa place et protéger les plus vulnérables, à commencer par les piétons, premiers usagers de l’espace public trop souvent relégués au second plan.
En clair : je rétablirai l’ordre à Paris. Je rendrai les déplacements plus simples, plus sûrs et plus rapides, pour les habitants comme pour les professionnels qui font vivre Paris.
Mais pour y parvenir, la Ville doit d’abord assumer ses responsabilités. Assumer la sécurité, avec une nouvelle force de police municipale composée de 6 000 agents, armés, présents 24h/24 et 7j/7, pour faire respecter les règles et reculer les incivilités. Assumer sa place dans les transports en commun, en pesant réellement dans les décisions d’Île-de-France Mobilités, à la hauteur de ce que Paris finance – près de 450 millions d’euros par an – pour garantir un réseau fonctionnel, moderne et sécurisé. Assumer enfin le choix de solutions nouvelles, écologiques, efficaces et ambitieuses, pour améliorer la qualité de vie et la liberté de se déplacer, avec la créativité et l’audace qui font l’identité de Paris.
Tout cela exige un changement profond de gouvernance et un esprit de partenariat avec les communes voisines et le Grand Paris.
C’est tout le sens des neuf engagements que nous portons avec mon équipe pour mettre fin au chaos des mobilités et retrouver la liberté de se déplacer à Paris !
Aujourd’hui, un bus parisien roule en moyenne à 11 km/h – c’est 17 % de moins qu’il y a 25 ans (13,3 km/h) –, parfois plus lentement qu’un vélo. C’est absurde. Pourtant, le bus est le transport le plus accessible pour les personnes en situation de handicap et le plus confortable pour une majorité des usagers. C’est pourquoi je redonnerai au bus toute sa place dans l’espace public.
Aux carrefours les plus bouchonnés, j’installerai des feux intelligents qui donneront automatiquement la priorité aux bus, comme à Londres ou Seattle. La vidéoverbalisation sanctionnera l’usage interdit des voies de bus. Cela accélérera la vitesse commerciale des bus et améliorera leur régularité pour les Parisiens.
Je créerai aussi trois grandes lignes de bus express pour désengorger les trajets dans Paris. Elles permettront de traverser Paris rapidement sur les axes Nord-Sud, Est-Ouest (le long de la Seine) et entre les grandes gares. Rapides, fiables, 100 % accessibles et bien moins coûteuses qu’une ligne de métro ou de tramway, elles désengorgeront le réseau existant et structureront une nouvelle offre de mobilité.
Enfin, je garantirai que dès 2026, il n’y ait plus un bus qui roule au diesel dans Paris. Ils seront remplacés par des bus électriques ou hybrides.
Depuis 2019, je propose l’ouverture du métro 24h/24 les vendredis et samedis soir, au moins sur les lignes de métro automatisées. Le candidat socialiste a repris cette idée récemment, mais après dix ans aux commandes, il n’a rien fait.
Contrairement à lui, j’utiliserai la place décisive du Maire de Paris au conseil d’administration d’Île-de-France Mobilités, à la hauteur des près de 3 milliards d’euros que la Ville y apporte à chaque mandature, pour lancer un grand plan d’ouverture du métro la nuit.
Dès la fin 2026, j’ouvrirai la nuit les lignes 1, 4 et 14. Sortir, travailler, profiter de la vie parisienne et rentrer tard deviendra possible en toute simplicité. Nous l’expérimenterons d’abord les vendredis soir et week-end dès 2026 avant de le généraliser toute la semaine et l’étendre aux lignes 7, 8 et 9 quand elles seront automatisées.
Je serai aussi le Maire qui accélérera l’automatisation du métro, en commençant par les lignes 7, 8 et 9, qui représentent 400 millions de voyageurs par an, avec de nouvelles rames accessibles. Je veux qu’au cours de la prochaine décennie, plus de la moitié des déplacements en métro à Paris se fassent dans des rames automatisées. Cela permettra des métros plus réguliers, plus sûrs et à terme l’extension du service de nuit.
Je garantirai l’accessibilité des lignes de métros, en commençant par les stations aériennes, notamment sur les lignes 2 et 6, avec des ascenseurs fonctionnels.
Enfin, je généraliserai le paiement direct par carte bancaire dans le métro et les bus, pour plus de simplicité et de rapidité dans l’acquisition de titre de transport. Je refuserai en revanche la gratuité des transports, évoquée par les candidats sortants, dont la Cour des comptes a montré qu’elle était inefficace pour la transition écologique – les reports se font de la marche vers les transports en commun plutôt que de la voiture vers ces derniers. En outre, la « gratuité » n’existe pas vraiment : elle serait de toute façon financée par le contribuable à la place de l’usager.
Le métro ne sera plus une zone de non-droit, comme il l’est aujourd’hui à certaines heures, notamment pour les femmes. Ces dernières années, les agressions s’y sont multipliées. Ce n’est pas acceptable.
Dès mon élection, en assumant pleinement la place du Maire de Paris au conseil d’administration d’Île-de-France Mobilités, je mettrai en œuvre une mesure simple, claire et efficace : un agent de sécurité dans la première voiture de chaque métro, tous les jours, de 20h jusqu’à la fin du service afin qu’il y ait une présence humaine, visible et dissuasive.
Cette mesure est immédiatement applicable. Île-de-France Mobilités dispose déjà de près de 3 000 agents de sécurité et prévoit d’en déployer 5 000 en 2027. Nous avons les effectifs, il faut les déployer là où ils sont utiles.
Je doterai Paris d’une véritable police municipale de proximité. La Municipalité sortante a eu une police municipale honteuse. Elle lègue aux Parisiens une police sous-dotée, mal équipée, empêchée par une doctrine de non-intervention. La police municipale de proximité que je développerai sera forte de 6 000 agents, armés, présents 24h/24 et 7j/7. Par convention avec Île-de-France Mobilités, je leur permettrai d’intervenir dans les stations de métro. Ils interviendront également aux abords des stations où pullulent aujourd’hui les vendeurs à la sauvette ou les dealers pour y mener des actions ciblées avec la brigade canine.
En outre, la loi permet désormais d’interdire aux agresseurs sexuels l’accès aux transports en commun. J’appliquerai cette loi, dans le cadre d’une politique de contrôle interventionniste, pour empêcher l’accès aux prédateurs.
Paris est devenue une ville en chantier permanent : trop de chantiers et surtout mal coordonnés et mal contrôlés.
Je créerai une cellule centrale de coordination des travaux, pilotée par un adjoint unique, chargée de planifier, regrouper et zoner les interventions. Son rôle sera de faire enfin travailler ensemble les opérateurs (eau, énergie, télécoms, voirie), la Ville, la Métropole du Grand Paris, la Région et les communes limitrophes, pour que lorsqu’une rue est ouverte, tout soit fait en une seule fois.
Chaque chantier sera soumis à un délai maximal, avec des pénalités financières automatiques en cas de retard des prestataires. Les impacts sur la circulation, les riverains et les commerces seront anticipés et les chevauchements de chantiers seront interdits. J’ai rencontré des commerçants dans le 12e arrondissement qui m’ont dit avoir perdu 20 % de chiffre d’affaires en un an, simplement parce que la circulation était entravée par des travaux sans fin. C’est injuste et c’est contre-productif pour Paris, où les commerces ferment déjà les uns après les autres.
Enfin, la sécurité et l’esthétique des chantiers seront intégrées aux cahiers des charges. Le barriérage devra respecter des règles précises et dignes de l’espace public parisien.
À Paris, traverser la rue ne doit plus être un risque. Les passages piétons, où se concentrent près de 30 % des accidents, feront l’objet d’une tolérance zéro, avec des contrôles renforcés, une police municipale mobilisée sur les carrefours les plus dangereux et une vidéoverbalisation systématique. La priorité piétonne sera réellement respectée.
Je lancerai un plan zéro mort pour les piétons. Je généraliserai les minuteurs de traversée piétonne dans tout Paris, pour que chacun sache précisément combien de temps il lui reste pour traverser en sécurité.
Tous les passages piétons seront accessibles aux personnes en situation de handicap et aux poussettes avec une remise en état régulière de la chaussée et le déploiement des boîtiers sonores pour les personnes malvoyantes, ainsi que pas l’abaissement systématique des trottoirs, la suppression des ressauts élevés et des obstacles aux passages piétons. La rue doit être praticable par tous, sans stress ni danger.
Enfin, je déploierai 1 000 rues apaisées, en commençant par les rues aux écoles, avec de la végétalisation, de nouveaux bitumes anti-bruit et anti-îlots de chaleur, comme cela a été expérimenté à Turin et à Los Angeles, afin de préparer la capitale aux canicules de 2050 et rendre l’espace public respirable. Ce sera aussi moins de vitesse, c’est moins d’accidents, moins de bruit et une meilleure qualité de vie.
Paris a indéniablement progressé en matière d’aménagements cyclables depuis Bertrand Delanoë. Mais ces dernières années, la Mairie a trop souvent privilégié la communication à la qualité, avec des dispositifs parfois inadaptés voire dangereux.
Au terme de ce mandat, le plan Vélo 2020-2026 n’aura été réalisé qu’à 37 %. Ma priorité sera de sécuriser les aménagements et de remettre de l’ordre sur les pistes. D’ici 2032, nous pourrons ainsi atteindre réellement les 1 680 km d’aménagements cyclables séparés et sécurisés pour les cyclistes.
En outre, des aménagements mal conçus et l’absence de contrôle par la Municipalité sortante ont transformé certains axes en zones à risque, pour les cyclistes comme pour les piétons. Je sécuriserai en priorité les 200 carrefours les plus accidentogènes. Une brigade spécialisée de la police municipale verbalisera systématiquement les infractions, à l’aide de caméras de vidéoprotection. Avec moi, ce sera tolérance zéro pour les incivilités de la route. Je développerai massivement les sas vélos protégés, j’assurerai une meilleure visibilité ainsi qu’une signalisation claire avec des aménagements inspirés, quand c’est pertinent, des ronds-points hollandais.
Je rendrai la signalisation lisible et j’unifierai les pistes cyclables avec un revêtement de couleur unique pour mieux s’intégrer dans la beauté de l’espace public parisien.
Je remettrai de l’ordre sur les pistes cyclables et les trottoirs. Je mettrai fin aux engins dangereux et hors gabarit sur les pistes : les fat bikes, trottinettes surpuissantes et gyropodes ne rouleront plus sur les pistes cyclables. Ils seront immatriculés, contrôlés, vidéoverbalisés et, avec la Police nationale, la police municipale mènera des opérations de saisie des véhicules illégaux.
Je lancerai un plan « zéro nid-de-poule » pour remettre à niveau l’ensemble des chaussées. Les dégradations seront repérées, cartographiées et anticipées grâce à des dispositifs d’intelligence artificielle sur les véhicules municipaux (propreté, police, voirie…).
En parallèle, j’améliorerai massivement le stationnement vélo. Paris compte environ 60 000 arceaux, mais beaucoup sont aux normes d’il y a trente ans et mal conçus. Dans les rues de la capitale, l’espacement entre arceaux est de 55 cm en moyenne, contre 90 cm à Lyon et 1 mètre à Lille. Or les recommandations prévoient au moins 65 cm pour que deux vélos puissent s’y stationner correctement. Ainsi, à Paris, les vélos débordent souvent sur les trottoirs, s’abîment ou ne peuvent pas être attachés. Je lancerai la modernisation des arceaux pour créer de vraies places utilisables, sûres et accessibles.
Enfin, à sa création en 2007, Vélib’ s’inspirait des vélos municipaux créés La Rochelle et était envié ailleurs dans le monde. Depuis, c’est la descente aux enfers à cause de la décision d’Anne Hidalgo de changer le prestataire de Vélib’ en 2018 : désormais, trois quarts des Vélib’ ne sont pas opérationnels, le coût a doublé pour le contribuable au cours des deux derniers mandats et les abonnements ont triplé depuis l’été dernier pour les Parisiens qui vont travailler en Vélib’. Plus cher, moins fiable, moins utilisé : voilà le bilan catastrophique de la Municipalité sortante sur Vélib’.
Maire de Paris, j’inventerai l’offre Vélib’ 2.0. Je démonterai toutes les bornes Vélib’, qui sont aujourd’hui vétustes, pour les remplacer par des arceaux modernes et plus nombreux. Je recentrerai l’offre municipale sur les vélos cargos et des vélos équipés de sièges enfants. J’encouragerai l’arrivée de nouveaux opérateurs privés pour développer l’offre de free-floating à des tarifs abordables et dans un espace public ordonné. Dès mars 2026, je proposerai à l’actuel opérateur, Smovengo, de mettre fin à la délégation de service public avant 2032 pour ne pas aggraver le déficit financier de Vélib’.
L’une des autres raisons de l’échec de la Municipalité sortante est d’avoir pensé la circulation à Paris sans coordination avec les communes voisines, la Métropole du Grand Paris et la Région. Or la moitié des déplacements en voiture dans Paris sont en réalité un échange avec la banlieue. L’absence coupable de vision d’ensemble, combinée à une mauvaise coordination des travaux, a parfois aggravé les embouteillages et pénalisé les déplacements du quotidien.
Aujourd’hui, les plans de circulation sont bricolés rue par rue, sans vision globale. On ferme ici, on détourne là, sans savoir où le trafic se reporte. La circulation est gérée à l’aveugle. C’est la recette du chaos.
C’est pourquoi je lancerai un grand plan de circulation et d’intermodalité à l’échelle du Grand Paris. Il visera à organiser les flux entre Paris et les communes limitrophes, à sécuriser les itinéraires indispensables, à faciliter les déplacements des professionnels. Il proposera de vraies alternatives grâce à une meilleure articulation entre transports en commun, mobilités actives, logistique urbaine et circulation automobile nécessaire. A titre d’exemple, il s’appuiera sur le développement de 30 000 parkings relais (+30 %) aux abords de Paris afin de désengorger la circulation routière intra-muros au profit du recours aux transports en commun, dont une part significative à proximité des grands axes et gares de banlieue. C’est ce que propose la Région Ile-de-France depuis des années, sans suite donnée par la Mairie sortante.
Je m’appuierai aussi sur les nouvelles technologies, dont l’intelligence artificielle, pour analyser en temps réel les flux de voitures, de bus, de vélos et de piétons à l’échelle du Grand Paris. Ces analyses permettront de fluidifier les plans de circulation. Ainsi, mes décisions seront fondées sur des données, pas sur l’idéologie.
Les cars de tourisme ajoutent à la pollution et au bruit dans Paris. Avec 600 cars de touristes qui tournent dans Paris, ils participent également à un surtourisme qui dégrade la qualité de vie des Parisiens et contribue à faire de notre capitale une ville-musée.
C’est pourquoi j’interdirai les cars de tourisme non électriques dans Paris. La transition écologique doit aussi s’appliquer au tourisme de masse.
Je fermerai la gare routière de Bercy, qui est insalubre et indigne de notre capitale. Avec les maires des communes limitrophes, nous ouvrirons comme à Londres ou Berlin une gare routière moderne en périphérie de Paris, à Saint-Denis, connectée directement aux transports en commun, pour accueillir et réguler les cars.
À Paris, le stationnement et la livraison sont devenus un cauchemar tant pour les riverains que pour les professionnels.
En matière de logistique, il y a environ 650 000 livraisons par jour à Paris pour seulement 9 000 places. Autrement dit, une place pour 72 livraisons quotidiennes. Résultat, la Mairie de Paris indique qu’en moyenne deux-tiers des opérations de livraisons ou d'enlèvement de marchandises sont effectuées hors aire de livraisons ! Cela provoque des livraisons en double file, des bus bloqués, des piétons et des cyclistes parfois mis en danger.
Pour en finir avec cette pagaille, je doublerai le nombre de places de livraison, pour les porter à 18 000, et les rendrai réellement disponibles grâce à la vidéoverbalisation. Elles seront créées notamment grâce à des places à usage mixte pour les livraisons le jour et résidents la nuit et en rendant enfin disponibles les aires existantes par la vidéoverbalisation.
Je déploierai aussi une application de stationnement intelligent pour tout Paris, permettant de localiser en temps réel les places disponibles, de gérer les durées et d’adapter l’offre aux usages. Cet outil numérique s’intégrera au plan de circulation du Grand Paris.
La logistique parisienne doit entrer dans le XXIᵉ siècle. Aujourd’hui, des milliers de camions traversent encore la capitale alors que la Seine reste sous-utilisée comme axe de transport fluvial. C’est un non-sens écologique et logistique. Avec moi, la Mairie de Paris sera la première à montrer l’exemple en réservant ses marchés publics aux modes de livraison les plus propres et les plus silencieux.
Je ferai de la Seine un grand axe logistique. Je créerai un réseau de mini-ports fluviaux et de plateformes de proximité, en modernisant Javel, Bercy et Grenelle et en ouvrant de nouveaux sites, notamment dans les 13ᵉ, 19ᵉ et 20ᵉ arrondissements. Les marchandises arriveront par bateau, puis repartiront en véhicules légers électriques ou en vélo-cargo pour le dernier kilomètre. Je déploierai massivement la cyclologistique, avec des aires de rupture de charge et le dispositif ColisActiv’, déjà utilisé dans des grandes villes comme Marseille, Nice ou Lyon. Ce sera moins de nuisances, moins de bouchons et moins de pollution pour les Parisiens.



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