Un Paris solidaire
Paris est l’une des villes les plus riches au monde. Avec un taux de chômage de 6 % et 200 000 créations d’emplois salariés depuis 2017, Paris paraît épargnée par les difficultés économiques et sociales.
Pourtant, derrière les moyennes se cache une autre réalité : 60 000 allocataires du RSA, des poches de pauvreté en plein Paris, des quartiers prioritaires pour la politique de la ville.Aux côtés de France Travail, des missions locales et d’autres partenaires, la Mairie de Paris a pourtant, en tant que département, la responsabilité de faciliter l’insertion sociale.
Aujourd’hui, 80 000 offres d’emplois restent non-pourvues à Paris. Outre l’action structurelle pour favoriser l’activité économique et lever les freins à l’accès à l’emploi tels que l’accès au logement, la Mairie de Paris peut accélérer la rencontre entre demandeurs d’emploi et offres d’emploi.
A cette fin, j’organiserai chaque trimestre dans chaque Mairie d’arrondissement des forums de l’emploi. J’y associerai France Travail, les missions locales, Cap’emploi et l’ensemble des partenaires de la Mairie de Paris.
Je doterai les missions locales d’un budget clair, avec une vision pluriannuelle et des objectifs associés. Je leur demanderai de cibler leur accompagnement intensif dans le cadre du contrat d’engagement jeunes sur les plus éloignés de l’emploi. Au total, les missions locales accompagneront plus de 20 000 jeunes par an, dont 3 000 en suivi renforcé.
Selon l’Education nationale, chaque collégien doit avoir découvert à son entrée au lycée au moins 50 métiers pour pouvoir choisir sereinement son orientation. Or chacun sait que le milieu familial, le réseau et l’établissement d’origine jouent beaucoup dans les choix d’orientation. Nombre de collégiens sont encore loin d’avoir atteint cet objectif de 50 métiers découverts.
Pour préparer l’orientation des collégiens et promouvoir l’égalité des chances, j’agirai aux côtés du Rectorat de Paris pour garantir que chaque collégien à Paris bénéficie de cette découverte des métiers. Visites d’entreprises, stages d’observation, témoignages de professionnels : je favoriserai la mise en relation pour décloisonner l’Ecole et le monde de l’entreprise.
En particulier, je développerai avec la Région une plateforme de mise en relation pour la réalisation des stages de 3e et de 2nde, pour lesquels le réseau et les connaissances familiales continuent de jouer un rôle prépondérant. Les collégiens de Paris pourront ainsi bénéficier d’opportunités supplémentaires et s’ouvrir à des univers professionnels qu’ils n’avaient parfois pas pu imaginer.
La Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de Paris souffre aujourd’huide vraies difficultés. Ses délais de traitement sont excessifs, avec un délai moyen global mesure à 5 mois au 3e trimestre 2025 et en augmentation depuis 2020. Ces dernières années, les améliorations, quand elles ont eu lieu, ont été suivies de rechutes.
Ces délais placent la MDPH de Paris en queue de peloton : 72 autres MDPH font mieux, dont le Nord ou les Bouches-du-Rhône qui traitent pourtant plus de dossiers. En outre, la Ville de Paris ne respecte pas le délai réglementaire de 4 mois à compter de la date de recevabilité des dossiers.
Ces délais créent de l’incertitude pour les usagers comme pour leurs proches, doublée d’uneinsécurité sociale, voire de ruptures de droits. Ils brouillent l’action des pouvoirs publics et la visibilité des usagers : ne pas savoir si une aide sera accordée ou non empêche de se projeter.
J’utiliserai les nouvelles technologies pour accélérer le traitement des dossiers, en particulier en automatisant les tâches répétitives telles que la vérification de la complétude des dossiers. J’investirai en amont pour renforcer l’aide à la saisie numérique des dossiers, notamment en arrondissement avec les Maisons des Solidarités afin que la part des dossiers numériques progressent (seulement 7 % en 2024).
Je ferai publier un tableau de bord mensuel de la MDPH avec pour objectif de revenir durablement sous un délai de 2 mois. Les responsables de la MDPH seront auditionnés tous les ans au Conseil de Paris. Nous ferons ainsi de Paris une référence nationale en matière de fonctionnement de la MDPH, à l’image des départements les plus performants.
Enfin, j’adopterai dès 2026 à Paris le nouveau formulaire MDPH et le nouveau formulaire de renouvellement des droits à l’identique, expérimentés dans cinq territoires(le Nord, l’Aveyron, l’Indre, la Collectivité territoriale de Corse et la Collectivité territoriale de Guyane). Conçus avec des usagers et des agents des MDPH, plus clairs et plus accessibles, ces formulaires faciliteront les démarches des personnes en situation de handicap et de leurs aidants.
Depuis 2017, l’Education nationale a consenti de réels efforts pour budgéter et recruter massivement des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) afin que l’Ecole soit réellement inclusive pour tous. Toutefois, 15 % des postes d’AESH budgétés restent vacants, ce qui pénalise les élèves et leur positionnement dans la classe.
Deux facteurs expliquent cette situation. D’une part, le recrutement d’AESH est rendu plus complexe par les difficultés à se loger dans Paris et par l’absence de statut de ce métier, qui reste exercé sur la base d’un contrat. Maire de Paris, je donnerai la priorité aux AESH comme aux autres personnels des métiers essentiels dans l’accès au parc social de la Ville.
D’autre part, la MDPH de Paris n’assure pas le suivi de ses notifications, de sorte qu’elle attribue un droit à accompagnement aux élèves et à leur famille mais ne suit pas sa mise en œuvre auprès de l’Education nationale alors que ses décisions sont exécutoires. Maire de Paris, je mettrai en place un suivi continu des dossiers, au-delà de la seule notification administrative, pour soutenir les élèves et leur famille de la notification à l’accompagnement.
A chaque fois que cela est nécessaire, je demanderai à la MDPH de notifier des accompagnements sur le temps périscolaire et sur la pause méridienne, conformément aux principes de la loi Vial, ce qui renforcera la rémunération des AESH et donc l'attractivité de leur métier.
Enfin, dans un objectif de lutte contre le non-recours aux droits, la MDPH croisera les fichiers disponibles pour vérifier que les Parisiens bénéficient des droits auxquels ils peuvent prétendre, ces droits étant financés à divers niveaux qui ne concernent pas que la Mairie de Paris. Les allocataires seront également alertés en amont de l’extinction éventuelle de leurs droits.
Pour les personnes en situation de handicap, la pagaille dans l’espace public parisien et les difficultés d’accès aux services essentiels sont ressenties comme une double peine.
Pour l’accès au logement, j’instaurerai un quota minimal de places dans le parc social pour les personnes en situation de handicap. Elles seront positionnées en rez-de-chaussée ou en étage accessible.
Pour les mobilités, je favoriserai la régularité et la fiabilité des bus et développerai le service « PAM » de déplacement pour les personnes à mobilités réduites avec un niveau de service adapté aux besoins. Je reprendrai le cahier des charges de la délégation de service public pour le rendre plus exigeant sur les modalités de réservation, la réactivité et la fiabilité du service. Dans ce cadre, nous étudierons les possibilités d’exploitation d’une flotte de taxis adaptés, ainsi que la possibilité d’élargir le service au périscolaire aujourd’hui non pris en charge.
J’engagerai la Ville sur une trajectoire de 100 % des bâtiments publics parisiens accessibles. Je rendrai également accessibles les sites internet de la Mairie de Paris ainsi que des Mairies d’arrondissement et créerai un chatbot dédié pour guider les usagers vers des contenus ou dispositifs existants mais peu lisibles du grand public.
Paris fait face à une transition démographique avec une augmentation rapide du nombre de personnes âgées de plus de 65 ans, qui représenteront près de 20 % de la population d’ici 2035. Cette évolution crée une pression forte sur les dispositifs d’hébergement, de maintien àdomicile et d’aides sociales, qui restent aujourd’hui morcelés, peu lisibles, et souvent inadaptés aux nouveaux besoins des seniors.
Aujourd’hui, les séniors aspirent à vivre plus longtemps chez eux, à rester actifs et pleinement intégrés dans la cité. Le modèle actuel, dominé par une opposition entre domicileet institution, ne répond pas à cette aspiration à un vieillissement autonome, digne et inclusif. La Municipalité sortante a certes engagé des actions pour le grand âge, mais il nous appartient désormais de franchir un nouveau cap, avec une stratégie plus ambitieuse face aux défis du vieillissement.
Je ferai adopter dès le printemps 2026 feuille de route pour la mandature avec la création du « Châtelet du Grand Âge » comme centre de coordination multi-acteurs. Je souhaite pour cela m’inspirer de ce qui marche ailleurs en Europe comme en Suède, en Finlande ou aux Pays-Bas avec la construction un véritable parcours de vieillissement personnalisé. Je proposerai à chaque sénior un contrat personnalisé d’autonomie pour adapter logement, santé et aides à ses besoins.
D’ici dix ans, 2 500 nouvelles places de mini-résidences modulaires seront créées avec domotique, espaces communs et jardins partagés pour un habitat inclusif, évolutif et sécurisé.J’accélérerai la colocation intergénérationnelle, avec bail dédié, incitations fiscales et unobjectif de 10 000 binômes. J’accompagnerai 60 000 séniors supplémentaires dans le maintien à domicile. Je développerai le portage de repas bio et locaux en partenariat avec l’ESS et les PME parisiennes. Je renforcerai l’usage des technologies de santé prédictive et télémédecine pour sécuriser le domicile.
Pour la prévention et le dépistage précoce, je ferai réaliser une détection systématique des séniors fragiles dès 65 ans via des bilans municipaux. Les hospitalisations évitées par ce nouveau modèle dégageront jusqu’à 500 millions d’euros par an.
Enfin, pour rompre l’isolement, je faciliterai via les outils numériques de Paris Connect la mise en relation des habitants d'un même quartier pour faire les courses ensemble, aller chez le médecin, à la pharmacie, suivant les disponibilités de chacun. J’organiserai dans chaque quartier un accueil séniors hebdomadaire pour lutter contre le sentiment de solitude.
Il manque aujourd’hui 3 500 à 4 000 places d’hébergement dans Paris. La rue continue de tuer, et pas seulement l’hiver. Elle désocialise, elle crée ou aggrave les troubles psychiques, elle favorise les addictions. Pour les personnes qui connaissent les épreuves de la rue, la Mairie de Paris peut et doit agir, aux côtés des associations et de la préfecture, pour rendre possible un accueil inconditionnel.
Je rouvrirai un centre de premier accueil avec une capacité de 500 places. Mon objectif ne sera pas d’y maintenir les personnes dans la durée mais d’y réaliser un premier point de suivi, puis de les orienter dans les 15 jours vers des solutions pérennes. Je conditionnerai chaque évacuation de campement dans Paris à l’identification en amont, aux côtés du préfet, de solutions pérennes d’hébergement et de logement.
Pour cela, je rachèterai les 27 hôtels 1 étoile dans Paris afin de les transformer en résidences à vocation sociale gérées par des partenaires associatifs. Ils accueilleront un millier de personnes à la rue pour les héberger et les réinsérer. Elles y trouveront les services essentiels : laverie, douches, repas chauds, bagagerie, service de domiciliation. Elles pourront surtout y recouvrer une dignité et s’extraire de la dureté de la vie à la rue.
Je favoriserai un accompagnement à 360°, avec un espace médico-social intégré. Il permettra aux agents d’accueil et travailleurs sociaux d’assurer une veille sociale et intègrera une permanence médicale avec de premiers soins dispensés par des infirmiers. Il permettra également la prise en charge des démarches administratives : demandes de documents d’état civil ou de titres de séjour, ouverture de droits à la sécurité sociale ou de comptes bancaires, inscription à l’école ou au SIAO… A chaque fois que cela sera possible et pertinent, desprocédures de régularisations seront engagées, notamment pour les personnes en situation irrégulière qui travaillent dans des métiers essentiels.
Cela représentera un investissement de 75 millions d’euros financé par la Caisse des dépôts Habitat, qui procède déjà à telles opérations en Ile-de-France.
La Mairie de Paris a développé depuis plusieurs années un programme « Louez solidaire », qui permet à des bailleurs privés de mettre à disposition leur appartement pour des personnes à la rue, avec un système de garanties par la Ville contre les impayés de loyers, les dégradations et une intermédiation de gestion locative. Ce programme est bienvenu mais reste trop confidentiel, avec seulement un millier de bénéficiaires.
Je porterai les capacités d’accueil du programme « Louez solidaire » à 3 000 personnesdans une logique « Logement d’abord ». Pour y parvenir, je communiquerai davantage sur ce dispositif auprès des bailleurs privés et j’y associerai la possibilité de financer et faire accompagner des travaux de rénovation thermique du logement mis à disposition. Certains bailleurs privés propriétaires d’une passoire thermique ne sont en effet aujourd’hui pas éligibles au programme mais pourraient le devenir avec cet accompagnement.
Je poursuivrai également la contractualisation avec les bailleurs sociaux et des associations partenaires dans le cadre du programme « Un chez soi d’abord » pour héberger un millier de personnes supplémentaires au cours de la mandature. En outre, je développerai avec l’Etat un programme spécifique pour la prise en charge de personnes en situation de grande marginalité, pour lesquelles l’hébergement classique n’est pas toujours adapté.
Chaque hiver, la Mairie de Paris et l’Etat se renvoient la responsabilité de lancer un plan « grand froid » pour proposer un hébergement à chaque personne à la rue. Entre la gestion administrative au thermomètre par l’Etat et l’irresponsabilité de la Mairie qui attend l’Etat pour agir, les personnes à la rue sont mises en danger alors que des solutions existent.
A l’hiver 2025, j’ai proposé à la Mairie de Paris un plan identifiant 25 sites dans Paris – principalement des gymnases inoccupés durant les vacances de Noël – pour proposer un abri à 4 000 personnes pendant cette période de 15 jours où les températures sont parfois négatives. La Mairie de Paris n’a pas daigné prendre ses responsabilités.
Maire de Paris, je préparerai pour l’hiver 2026 et ceux qui suivront un plan clair, identifiant bien en amont les sites mobilisés et les capacités proposées. Les associations partenaires de la Ville participeront à leur gestion.
La Mairie de Paris a un rôle fondamental à jouer dans l’évaluation de la minorité puis dans la prise en charge et l’accompagnement des mineurs non-accompagnés. Cette évaluation doit être juste, fondée non seulement sur des entretiens mais aussi sur des vérifications d’identité. Elle doit être réalisée dans une langue comprise par la personne.
Une fois leur statut reconnu, les mineurs non-accompagnés doivent être hébergés et accompagnés dignement. Je garantirai qu’aucun d’entre ne sera hébergé à l’hôtel. Et je m’assurerai que, dans le cadre de leur accueil par l’aide sociale à l’enfance, ils continueront d’être suivis au moins jusqu’à leurs 21 ans pour leur assurer une insertion sociale et professionnelle.
Si la Mairie de Paris n’assume pas ses responsabilités, elle continuera de laisser des centaines de mineurs aux proies, dans les rues de Paris, aux trafics et aux réseaux criminels. Je ne l’accepterai jamais. Parce qu’il en va de la dignité des personnes, des valeurs de Paris et de la tranquillité de ses habitants.
La mise à disposition de matériels stériles aux usagers de drogues n’a pas encouragé la consommation mais en a réduit les risques, notamment du point de vue de la transmission d’hépatites ou du VIH. C’est pourquoi je maintiendrai la halte soins addictions (dite « salle de shoot »), tout en garantissant la propreté et la sécurité du quartier pour les riverains.
Toutefois, cela ne suffit pas. Pour éviter la création d’un point de fixation, j’y adosserai un centre mobile pour aller à la rencontre des usagers de drogue, avec de premiers soins et une action de prévention. Je développerai les centres de soins et de prise en charge psycho-médicosociale afin d’assurer un suivi dans la durée des personnes addictes. Je refuserai la surenchère comme la stigmatisation et privilégierai une approche de réduction des risques, de prévention et de soins.
La précarité alimentaire continue de sévir à Paris. La Maire du 5e arrondissement, Florence Berthout, a inventé dans sa Mairie un modèle que je souhaite généraliser à tout Paris. Une épicerie solidaire y propose des denrées alimentaires mais aussi des produits d’hygiène féminine pour les personnes en grande précarité.
Je généraliserai ce modèle d’épicerie solidaire dans tout Paris afin que les Mairies d’arrondissement deviennent des lieux institutionnels de la solidarité. Elles accueilleront également de grandes collectes associatives.
Je continuerai évidemment de soutenir les associations qui réalisent des maraudes et assurent la distribution de l’aide alimentaire, contrairement à certains de mes concurrents qui leur couper les vivres.
J’y parviendrai d’abord en baissant les coûts de l’immobilier. Grâce aux solutions que je propose, nous pourrons remettre 60 000 logements sur le marché immobilier, redonner confiance aux propriétaires et accompagner massivement la rénovation des passoires thermiques.
Je faciliterai également la circulation dans Paris en mettant fin à la pagaille, en mettant en place des plans de circulation rationnels et en multipliant les parkings-relais autour de Paris pour désengorger la circulation intra-muros.
Je faciliterai le stationnement dans Paris, avec une application de stationnement intelligent pour visualiser en temps réel les places disponibles et des tarifs préférentiels pour les professionnels de santé.
Aujourd’hui, seulement 5 centres de santé municipaux pluridisciplinaires sont installés dans Paris. Je les généraliserai afin qu’au moins un centre soit disponible par arrondissement. Ils seront animés par 300 médecins salariés, dans une logique pluriprofessionnelle.
Ces centres de santé municipaux proposeront 170 000 consultations supplémentaires par an aux Parisiens. Ils seront hébergés dans des locaux libérés par les bailleurs sociaux, avec des loyers préférentiels. Ils intègreront un service de garde pour les urgences du quotidien, ce qui aidera à désengorger les urgences à l’hôpital et évitera des heures d’attente aux Parisiens.
Enfin, ces centres intègreront aussi un espace santé mentale, notamment pour les jeunes.
Alors qu’une Parisienne sur dix est concernée, l’endométriose reste encore un angle mort des politiques de santé publique. Elles subissent ainsi errance gynécologique et erreurs de diagnostic alors que des outils technologiques sont disponibles.
Je rendrai des consultations de gynécologue accessibles dans tous les arrondissements via les centres de santé municipaux. Ils proposeront notamment des outils d’imagerie spécialisée dans l’échographie pelvienne pour en finir avec l’errance gynécologique.
Je créerai une plateforme Paris Endométriose pour faire connaître les associations de patientes et dire aux femmes qu’elles ne sont pas seules.
Chaque année, plusieurs dizaines de milliers de bébés naissent en France après une procréation médicalement assistée (PMA). Malgré la loi de 2021 qui élargit son accèsnotamment avec la possibilité de faire congeler ses ovocytes ou spermatozoïdes, des difficultés d’accès et des inégalités persistent. Les femmes et les hommes engagés dans ces parcours de fertilité doivent pour certains attendre des années, confrontés à un manque de soutien et d'informations, jusqu’à ressentir parfois un profond sentiment de solitude.
Nous lancerons une plateforme dédiée à l’accompagnement de ces parcours de fertilité. Elle regroupera toutes les informations sur les démarches et conditions d’âge à remplir pour bénéficier de l’autoconservation des gamètes, sur la liste des centres PMA disponibles dans Paris, ainsi que des associations spécialisées dans l’accompagnement psychologique de ces parcours.
En l’état de la recherche scientifique, les professionnels de santé recommandent de réduire au maximum l’exposition à ces substances chimiques pour éviter des problèmes de santé majeurs, le développement de cancers ou une baisse de la fertilité.
Nous lancerons donc un grand plan de lutte contre les perturbateurs endocriniens et les PFAS dans les crèches, écoles et cantines de la Mairie de Paris.
Paris est la ville où l’on vient conquérir sa liberté, la liberté de vivre sa vie. C’est l’âme et la force de notre capitale d’accueillir toutes les identités et toutes les différences. Elle incarne l’esprit de progrès, d’ouverture et de tolérance. Chacun peut y venir exprimer ce qu’il est et affirmer sa liberté d’aimer.
C’est pourquoi j’y développerai des services publics municipaux inclusifs, en généralisant la formation des agents à la lutte contre les discriminations, en actualisant des formulaires administratifs, en généralisant la présence de référents LGBTQIA+ dans les services d’accueil du public pour un meilleur accompagnement et un service public exemplaire.
Je faciliterai les parcours de changement d’état civil en Mairie, avec une meilleure information et un accompagnement respectueux et digne, en lien avec les associations. Je développerai également des actions dédiées aux seniors LGBTQIA+ notamment via la démarche Grey Pride et la formation des personnels des EHPAD et des services d’aide à domicile.
Les professionnels de santé municipaux dans les nouveaux Paris Santé Prévention seront également formés spécifiquement aux enjeux de santé LGBTQIA+.
En plein cœur de Paris, la grande précarité continue de sévir. Désormais, près de 3 500 personnes y sont sans domicile fixe, avec de plus en plus de familles. Le travail admirable des associations qui réalisent des maraudes ou accueillent ces populations en centre d’hébergement ne suffit plus. Le 115 est saturé et les Parisiens constatent chaque jour le dénuement de personnes à la rue, dont l’espérance de vie ne dépasse pas 50 ans.
Pire : la Mairie de Paris attend chaque hiver que la préfecture agisse alors qu’elle dispose de capacités d’accueil non mobilisées.
En matière de santé, Paris reste un désert médical. Malgré une densité de médecins généralistes deux fois supérieure à la moyenne nationale, les délais d’attente pour obtenir un rendez-vous mais aussi le niveau de dépassement d’honoraire pratiqués par les spécialistes continuent de freiner l’accès des Parisiens à la santé.
En matière d’autonomie, Paris reste à bien des égards une ville insuffisamment accessible. Pour se déplacer, pour se loger, pour faire valoir leurs droits, les personnes en situation de handicap comme les personnes dépendantes restent encore trop souventmaltraitées par leur ville.
Sur tous ces sujets, nous pouvons agir. Nous pouvons faire de Paris une ville solidaire, une ville qui insère dans l’emploi, une ville qui prend soin de ses anciens, une ville qui prend soin des personnes à la rue pour les réinsérer, une ville qui facilite l’accès à la santé.

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